19 avr 2011

Interviews

Rencontre avec les Bécasses

Sélectionné dans le dispositif STARTER 2011, le quator offre un son garage power pop frais et désinvolte. Rencontre détendue avec 2 bécasses : Marion et Aurélie.

Rencontre avec les Bécasses

Comment le groupe s’est il formé ?

Aurélie : On s’est rencontré toutes les deux avec Marion à un concert, grâce à des amis en commun. Marion me disait qu’elle jouait de la guitare, moi je commençais tout juste la batterie, et elle m’a proposé de monter un groupe. Je lui ai donné mon numéro en me disant qu’elle n’allait pas me rappeler. Finalement la semaine d’après elle m’a rappelé en me demandant si on allait répéter bientôt.

Et les garçons, vous les avez rencontrés comment ?

Aurélie : Alors là c’était un peu plus compliqué … On a d’abord joué toutes les deux en faisant des reprises…

Marion : pas très longtemps, quelque chose comme 6 mois. Puis par bouche à oreille, on a trouvé un bassiste, Gaël. Après on a eu un guitariste qui jouait encore plus mal que moi qui n’est pas resté avec nous parce qu’on faisait de la « pop de merde ». Après on a eu un guitariste super classe, celui des Femmes.

Aurélie : Avec lui ça n’a pas duré longtemps …

A quoi fait référence le nom du groupe ?

Marion : A une répet où on se marrait comme des connes et où j’lui ai dit d’arrêter de rire comme une bécasse.

Aurélie : Je lui ai répondu que c’était ce que ma mère me disait quand j’étais petite. Et Marion m’a répondu qu’elle aussi…

Marion : A la base on avait d’autres idées comme BB Fuck (rire).

Aurélie : Ca partait de délires de soirées. C’est très compliqué de trouver un nom de groupe, faut que ça plaise à tous le monde, avec tout l’imaginaire, toutes les connotations que ça peut engendrer pour chacun d’entre nous. Finalement, on chante en anglais et les bécasses c’est français. On nous fait souvent la remarque. Les gens s’attendent souvent à un groupe de punk français.

Marion : On va pas changer maintenant, ce serait trop bête…

Vous avez une certaine expérience de la scène…

Aurélie : Depuis qu’on est avec Olivier (le guitariste), on bouge pas mal.

Marion : Il se bouge pour trouver des plans, organiser des choses, faire venir des groupes intéressant… Il a notamment fait venir  les Irma & Louise de Suisse, Harry Florett de Suede.

Comment vous appréhendez cette nouvelle saison ?

Aurélie : Pour moi, ça va être la suite logique, ça prend un peu forme. Avec le vinyle qui est sorti, ca nous a pas mal boosté, et puis il y a les concerts et le Starter qui nous a donné un coup de fouet…

Marion : Le mois de Janvier était assez cool, Aurélie et moi on a changé de job, et puis on a fait l’audition Starter, c’était assez à bloc, même si on y croyait pas du tout.

Qu’est ce que vous attendez de l’expérience Starter ?

Les deux : De la thune !!! (Rires...)

Marion : Non, on est très contente, on a fait un concert à Argenteuil qui s’est très bien passé, avec un vrai éclairage, une vraie scène. Ca donne une expérience, de bonnes conditions de travail. On a l’habitude de jouer dans des squats, donc ce qu’on attend, c’est un concert avec du bon matériel. Après, au niveau de la scène val d’oisienne, je suis complètement larguée, j’ai vu des trucs mais je me rends pas vraiment compte de ce qu’il y a. On veut acquérir de l'expérience, on est pas des pros, on a encore beaucoup de choses à apprendre. On a énormément de marge de progression.

Vous avez un album en préparation ?

Aurélie : Oui ce serait chouette...

Marrion : On en a un peu marre des chansons du 1er album...

Vous pouvez nous parler des conditions de travail en squat ?

Marion : Les groupes qu’on aime bien ont plus tendance à jouer dans des squats ou des rades. On joue dans les endroits qu'on fréquente et où on est acceptés.

Aurélie : C’est les endroits où on traine beaucoup, on aime l’ambiance bar.

Marion : Souvent, t’es super bien accueilli, même si t’as pas un chat.

Vous avez un son plutôt pop rock garage, un peu punk… Quels sont les groupes qui vous ont influencés ?

Marion : J’aimerais bien que les Bécasses ressemblent aux Buzzcocks. Un son garage, un peu punk mais avec des mélodies très pop, qui se retiennent bien. C’est ce que je recherche dans mes compositions. Et puis sinon on a pas mal écouté du rock de fille comme Hole.

Aurélie : Moi j’ai pas mal écouté du punk français.

Marion : On a des influences assez différentes dans le groupe. Christophe (le bassiste) écoute du rock improvisé comme Etage 34 avec Tenko. Olivier, lui, aime bien les trucs qui se la pètent un peu (rire).

Vous travaillez tous, comment conciliez-vous vie professionnelle et musique ?

Aurélie : On souffre ! C’est difficile de concilier les contraintes des uns et des autres, mais on trouve toujours un moment malgré tout.

Marion : En ce moment on trouve le temps pour les concerts mais les répets… On n’en a pas fait depuis plus d’un mois et demi. On va essayer de les reprendre au moins une fois par semaine. Mais bon, j’ai les pieds sur terre, on a jamais pensé gagner notre vie avec la musique, du coup on a forcément besoin d’un job à côté. Je serais très contente avec un smic en faisant que de la musique mais, même ça, ce serait très difficile. On ne pourra jamais être intermittents vu le peu de concerts déclarés...

Votre marque de bière préférée ?

Marion : La Delirium Tremens. Non, la Bière du Désert !

Aurélie : la Hinano, une bière tahitienne

 

becasses.propagande.org

Propos recueillis par Betty

 

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