11 janv 2010

Interviews

Pony Pony Run Run : ''On a la culture de la chanson qui rentre dans la tête''

Le trio électro pop nantais, auteur du tube "Hey you" sera en concert le 19 mars au Forum de Vauréal. Rencontre avec Antonin, clavier du groupe...

Pony Pony Run Run : ''On a la culture de la chanson qui rentre dans la tête''(c) Zazzo

D'où vient Pony Pony Run Run ? Quel a été votre parcours ?

Le projet date de 3 ans et demi. Gaétan et Amael sont frères et faisaient déjà de la musique ensemble. On s'est rencontrés aux Beaux-Arts de Nantes et on a commencé à faire de la pop music. Au départ, on était plus porté sur des sons plus rock, plus énervés. On a voulu épurer, que les morceaux gagnent en maturité.

Comment définiriez-vous votre 1er album « You need Pony Pony Run Run » ?

On l'a pensé comme une progression sur 11 titres. On voulait faire un vrai album pop : de bons morceaux, au service de la voix, avec différentes instrumentations, des variations de rythmes, d'ambiances. On voulait que ce soit accrocheur. On a la culture de la chanson qui rentre dans la tête. Pour le titre, c'est de la dérision, c'est pour se moquer des discours publicitaires, des codes de marketing...

Vous avez l'air totalement décomplexés entre musique « pointue » ou « populaire » ?

On a écouté et fait beaucoup de musique, des choses complexes, expérimentales : de l'électro, du rock indé... En même temps, on apprécie des choses qui passent à la radio, la dance... On ne fait pas de distinction entre ce qui est de « bon » ou  de « mauvais » goût. Il y a du bon à prendre partout...

Du coup, ça fait quoi d'avoir été le tube de l'été 2009 avec « Hey you » ?

C'est bizarre, on ne l'a pas vu venir : on avait la tête dans le guidon, on ne regardait pas la télé, on n'écoutait pas la radio. C'est pendant les concerts qu'on a senti un engouement autour de cette chanson, quand les gens chantaient les paroles...

Vous venez de Nantes, que pensez-vous de cette nouvelle scène électro pop « dancefloor 80's » ?

Il y a quelques années, il y avait une énorme scène rock indé, noise... Puis on a vu émerger en même temps que nous ou un peu après, pas mal de nouveaux projets pop ou électro : Anoraak, Valérie, Collège, Minitel Rose... Ce sont des amis, on soutient tous ces groupes...

Vous êtes diffusés à l'étranger. Quel accueil recevez-vous dans les autres pays ?

On avait beaucoup tourné à l'étranger avant l'album, mais c'était différent. Il fallait qu'on aille chercher le public... Sinon, on a tourné en Suisse, au Japon, en Pologne... Le public a été super récéptif alors que les morceaux n'étaient pas diffusés là-bas... On a peut-être tendance à plus se lâcher quand on joue à l'étranger.

Vous citez beaucoup Phoenix parmi les groupes que vous aimez. Que pensez-vous de leur parcours aux USA ?

Ça fait plaisir pour eux. Ils ont galéré avec leurs premiers albums qui n'ont pas très bien fonctionné en France. Là, c'est un succès amplement mérité. On a fait une date avec eux à Clermont-Ferrand : ils sont restés très simples, très humbles...

Quels sont vos actualités du moment ?

On tourne non-stop : d'abord en France, puis on va attaquer les Etats-Unis et l'Angleterre. Sinon, on est très friands de remixes, il y a des choses en court mais rien de très concret pour le moment...

Pour finir, d'où vient ce nom Pony Pony Run Run ?

Je sais plus exactement l'origine. C'était plus pour le délire « nom de groupe avec des répétitions » : on voulait faire mieux que Duran Duran ou Talk Talk.

« You need Pony Pony Run Run » (Wagram)

Entretien : Mathieu

 

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