15 mars 2010

Live reports

Headcharger + Würm + Red Mourning

Samedi 20 février 2010 au Nautilus - Centre culturel de Jouy-Le-Moutier

Headcharger + Würm + Red MourningHeadcharger

Que faire au revenir de belles vacances quand l’appel de la mer se réduit à un vague murmure déliquescent et qu’il paraît nécessairement urgent de se dégourdir les ouïes avant de reprendre le chemin du travail. Au choix, je me proposais de, soit me flageller de nostalgies en regardant pour la énième fois mes photos mal cadrées de conques en décrépitude, soit me changer les idées à coup de décibels meurtrières. Le choix fut rapide. Impatient de connaître les menus proposés par les diverses salles valoisiennes, je me ruais sur l’indispensable Agenda Combo 95 et salivais aux lèvres, lorsque je commençais donc à chercher mon programme pour ce samedi 20 février.

Guère prolixe en mélodies, les salles me donnaient le choix entre 2 soirées aux styles bien différents.
A ma gauche, Michel Berger m’invitait à me prélasser sur les complaintes du « guide » sénégalo-antillais Tété et à fredonner en cœur A la faveur de l’automne. Mais bon, mon corps ne réclamant que du gros son et le concert étant complet, je me hâtais au Centre Culturel de Jouy le Moutier pour un concert mettant à l’honneur les groupes yvelinois Red Morning,  Würm et les normands de Headcharger.

Arrivé quelque peu en retard, j’eus à peine le temps de poser mes oreilles sur Red Mourning que le chanteur annonçait déjà son traditionnel « merci, au revoir !!! ». Glanant quelques infos, on me dit que le set est bien rodé, que l’harmonica se pose sans mal sur un death-core tourbillonnant mais que le public (clairsemé) a du mal à trouver son rythme et sa présence.
Viendra ensuite le groupe yvelino-valdoisien Wûrm. Fraichement sortis des studios, les 5 amateurs d’un heavy-métal-rock-core-indus détonant viennent défendre leur nouvel album Swing with the savior. Ayant préalablement préparé mes tympans, je fus quelque peu déçu du son. Pas de pression acoustique, une caisse claire reléguée en arrière plan, des sons électro (pourtant marque de fabrique du groupe) quasi absents ou presque inaudibles. Ce retour de Würm ne fut malheureusement pas à la hauteur de mes espérances (problème d’ingénieur du son ?). Malgré tout, les hautes envolées lyriques du chanteur et la hargne des musiciens m’ont permis d’imaginer ce que serait ce live avec un mix à la hauteur de ce groupe d’expérience (à revoir donc).

Après une bière bien appréciée et 10 minutes de changement de plateau, ce fut le tour des Normands en pleine ascension de Headcharger.


(c) Christian Magrin

Plus qu’une décharge électrique, ce sont, des les premiers accords, des déferlantes de gros sons qui s’abattent sur nos têtes. Enchainant les compos entre rock Stoner et poussées vocales hardcore, le groupe pourrait tout aussi bien être originaire du Canada ou des USA que ça ne n’étonnerait personne. Le public ne s’y trompe d’ailleurs pas puisque Headcharger arrive non sans mal à le dégivrer en fin de concert. Expérimentés et sympathiques scéniquement, les musiciens dévoilent leur bonne humeur et le plaisir qu’ils ont à jouer ensemble. Après ce set tout en puissance, les musiciens rentreront doucement dans leur loge sans espoir de rappels, le public ayant déjà un pied dans leur lit et la main sur leur boîte de valium.

Wida

Photos: Christian Magrin

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Bon groupe par Ades, 17 mars 2010

Très juste ce live report. J'ai bcp aimé Headcharger.

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