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20 sept 2011
Giedré : "J'espère que le public me fera des coeurs avec les mains"
A peine revenue de sa Lituanie natale, la chanteuse Giedré répond, n’importe comment, à nos questions.

Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire des chansons ?
L’ennui. Je ne faisais rien de ma vie. Comme il y a plein de bars dans mon quartier avec des gens qui jouaient de la musique, je me suis dit que ça serait plus cool de gagner ma vie en faisant des chansons que de bosser chez Franprix.
Malgré ton humour très noir, tes morceaux parlent d’amour…
Oui, ?je chante le vrai amour. Quand on aime quelqu’un même quand?il va aux toilettes. Surtout, j’aime vraiment les vrais gens, comme?ils sont vraiment. Ça fait beaucoup de « vrai », là, non ?
Certes. Es-tu une artiste engagée ?
Comme Cali, tu veux dire ? Je suis surtout stupéfaite qu’on ne parle pas des choses qui sont devant nos yeux. Il faut accepter de vivre avec cette réalité… Tu m’arrêtes si je dis n’importe quoi mais je sors de la piscine. J’ai encore du chlore dans ?le cerveau… En fait, je ne suis pas révoltée, pas comme Francis Lalanne. Plutôt du genre Chimène Badi.
D’ailleurs, quelles sont tes influences ?
Quand j’étais enfant, en Lituanie, on avait 2 cassettes : des chansons italiennes et Joe Dassin. Arrivée en France, j’ai découvert Christophe Rippert. Je suis fan. J’aimerais tellement faire un featuring avec Christophe.
Sur page wikipedia, on lit que tu as joué dans des petits rôles pour la télévision. Dans quoi peut-on te voir ?
Ah non, ça, c’était mon double maléfique. On nous confond toujours. Moi, je ne la connaît pas. C’est une impostrice qui se fait passer pour moi. Si vous voulez, vous pouvez l’interviewer mais il paraît que c’est une connasse.
Quels sont tes projets ?
Là, je vais faire le ménage et vider mon frigo. Mais avant, je dois prendre en photo les trucs qui moisissent dedans. J’adore ça, le moisi. C’est mon mot préféré. Tout mon disque parle de ça. Tu sais, à part le Mac Do, tout finit par moisir.
Connais-tu Cergy où tu joues le 7 octobre ?
Ils parlent en vieux françois là-bas, non ? Je vais me renseigner. En tout cas, je suis contente de jouer avec Oldelaf que j’adore. Et ça n’a rien à voir avec le fait qu’il ait eu une histoire avec ma mère… Tout ce que j’espère, c’est qu’il y aura de l’électricité et que le public fera des cœurs avec les mains...
Que dirais-tu aux gens pour les inciter à venir à ton concert ?
Si ça ne vous fait pas de bien, ça ne peut pas vous faire du mal. En plus, dans le noir d’une salle de concert, vous pouvez vous lâcher, faire des choses sales. Et puis, pour les moches, ça peut être une occasion de se sociabiliser. On est « moche-friendly »...
En concert le 7 octobre à l’Observatoire de Cergy
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