15 fév 2010

Interviews

10 ans vu par... Sébastien Campos

Coordinateur de l'association Premier Dragon et ancien membre d'Orange Street.

sebT'étais où il y a 10 ans ?

J'étais encore chez mes parents... Un vrai Tanguy. J'organisais mes premiers concerts/jam sessions et finissais mes études dans l'artisanat. J'étais par ailleurs musicien d'Orange Street et nous commencions tout juste à jouer en dehors de la région parisienne, en province et sortions de notre première tournée d'été... dans les bars, les festivals et les campings.
Il y a dix ans Orange Street quittait son village (Neuville-sur-Oise) et son foyer communal qui faisait office de salle de répétition pour s'installer dans les studios de la Caserne, lieu de création artistique éphémère à Pontoise.

Le groupe valdoisien qui t'a le plus marqué ces 10 dernières années ?

De fait, et au delà du groupe dans lequel j'ai joué, c'est surement les K2R Riddim qui m'auront le plus marqué. Ils ont été longtemps un groupe avec lequel j'ai eu beaucoup d'affinités artistiques et humaines (encore aujourd'hui), mais c'était aussi beaucoup pour moi un modèle alternatif de développement et de gestion de projet artistique.

Qu'est-ce que tu retiens des Musiques Actuelles en Val d'Oise ces 10 dernières années ?

Un milieu musical foisonnant et de qualité qui a tout de même su se structurer et se fédérer en partie. Cela est dû à des lieux de répétition comme la Caserne, mais aussi grâce aux lieux de diffusion/répétition existants. C'est aussi le fruit de la détermination d'individus comme Eric Paris pour l'Adiam 95, ou encore d'un réseau comme le Combo 95.
Je retiens aussi que même si le milieu des musiques actuelles a trouvé une place dans certaines des politiques culturelles locales (et nationales), le soutien des élus à son égard a été à mon sens lent et tardif, surement complexe à mettre en place.
Quelques regrets tout de même quand paradoxalement un festival "vitrine" comme Furia (et il en faut, pourquoi pas) est préféré par certains élus de manière écrasante (budgétairement parlant) au détriment de projets durables et d'actions de proximité.

Le live que tu as préféré dans le Val d'Oise ces 10 dernières années ?    

En 2001, "Le père Noël est un Rocker" à Pierrelaye avec Les Ogres de Baraback, Assoiffés, Orange Street, K2R Riddim...

Qu'est-ce que tu souhaites pour la musique en Val d'Oise pour les 10 ans à venir ?

Je souhaite la (re)naissance et l'accompagnement par les politiques de lieux atypiques de création et de diffusion artistique décloisonnés - tant dans les esthétiques que dans les disciplines qui y seront représentées.
Je souhaite que musiciens amateurs comme professionnels en Val d'Oise et d'ailleurs n'oublient pas que la musique est avant tout un plaisir... inspiré et parfois juste reflet de la société dans laquelle on évolue, mais qu'elle reste un excellent moyen d'exprimer ce que l'on est, nos volontés, nos idéaux, quitte à créer certaines ruptures.
Enfin, je souhaite toujours autant voir encore plus de public à la rencontre de ces artistes.

Le concert / artiste que tu aimerais voir dans le Val d'Oise ?    

Tumi and the volume: hip hop/rock. Très bien!

Le groupe / artiste valdoisien à suivre dans les années à venir ?    

Urban Grio' : rencontre étonnante entre un poète/slammeur et deux musiciens atypiques. Incontournable !

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